Bonjour à tous
Je vous expose mon souci :
Je suis une grande anxieuse depuis l'adolescence. La vie, en plus ne m'a pas fait de cadeaux, du moins, mes propres choix n'ont pas été les bons et j'ai eu toute une succession de traumatismes (attouchements sexuels, mariage raté, décès du conjoint, dettes, enfant né de père évaporé dans la nature, autre enfant né avec malformations, etc).
Bref, il y a 15 ans j'ai fait une méga dépression assortie de crises de panique mémorables. J'ai été suivie par un psy qui m'a prescrit des antidépresseurs, que j'arrêtais au bout de 3 jours à cause des effets secondaires. Prozac, Deroxat, Athymil, Stablon, seropram, tout y est passé !
Au bout de qques mois de psychothérapie, je me suis dirigée vers l'homéopathie, la phytothérapie, la méditation, sans succès.
Les années passent, je prends sur moi-même et je lutte inlassablement contre cette anxiété de m***e qui ne veut plus me quitter.
L'année dernière j'ai fini par revoir un autre psy qui me donne à nouveau des Ad : je n'ai pas tenu 3 jours, le cauchemar ! Zoloft, et le pire : Effexor, un cauchemar ! Les Ad me rendent encore plus anxieuse, j'ai à chaque fois que j'en prends l'impression de mourir !
Cela fait donc 15 ans que je souffre et je lutte... et je n'en peux plus !
Parfois, l'angoisse se calme, je passe qques jours d'euphorie pendant lesquels je me sens merveilleusement bien, je savoure la vie, et je me dis qu'enfin le ciel devient bleu. Mais hélas, peu de temps après je resombre...
Avec le temps j'ai appris à la gérer, elle se tient plus ou moins tranquille, mais elle est toujours là, tapie dans un coin de ma tête. Et parfois elle ressurgit violemment et là je ne gère plus rien. Je prends alors du Lexomil, la seule chose qui me fasse du bien.
C'est ce qu'il m'arrive aujourd'hui : je viens de passer 5 jours magnifiques où j'ai ressenti un bien-être complet, et ce matin patatras : crise d'angoisse carabinée avec palpitations, douleurs cardiaques etc
Que faire ? Je me demande si je ne devrais pas me faire hospitaliser, afin de mieux supporter les ES, pour démarrer une bonne fois pour toute un ttt. Peut-être me sentirais-je mieux entourée à l'hôpital que seule chez moi ?
Mon psy dit que c'est mon inconscient qui rejette en bloc les médicaments car j'en ai très peur. Il m'a precsrit du prothiaden : il est toujours dans ma boîte à pharmacie. Parfois je prends la boîte... et je la repose. Non, ce médicament va me faire plus de mal que de bien, voilà ce que je me dis.
J'ai peur, car je me dis que je mets ma santé en danger. Tout ce stress (car c'est un stress) ne va-t-il pas finir par me mener à l'infarctus ou au cancer ? Je ne peux plus continuer comme ça
Vos témoignages me seront précieux : peut-on s'en sortir sans AD ? Ou peut-on les supporter un jour ? L'hospitalisation est-elle une solution ?
En meme temps que je vous écrit je pleure, je ne sais pas si c'est l'effet du lexomil ou la crise qui passe. Je suis seule avec mon petit dernier, je me dit qu'il a une bien piètre mère... incapable de se soigner correctement !
Que dois-je faire ? Merci de votre aide


